El cafetero

Après le dernier volontariat de notre voyage, nous avons décidé de passer le reste de notre temps en Colombie uniquement à faire du tourisme. D’ailleurs durant notre séjour à Florencia, nous avons aussi profité des élèves et des professeurs pour leur demander les lieux essentiels à visiter dans leur pays et presque tous nous ont parlé de la région du café  » el cafetero ».

Nous prenons un bus de nuit pour Cali mais nous descendrons dans la ville d’ Armenia où nous ferons un couchsurfing chez Lindsay, une américaine qui est prof d’anglais depuis environ un an. Nous sommes très bien installé car nous avons notre chambre ainsi que notre propre salle de bain. Sa petite chienne Sanza est adorable et Lindsay nous met tout de suite à l’aise. Pour notre première soirée ( halloween), nous allons visiter une sorte de maison de l’horreur mode colombienne puis boire un verre avec Lindsay et ses amis.

Le samedi nous partons tous les trois pour Salento qui est un village typique de cette région avec les maisons colorées, les jeep willis des Finca ( ferme écologique) et les boutiques de souvenirs ( tourisme oblige ). Malheureusement le temps n’est pas avec nous car il pleut beaucoup mais après avoir visiter la place centrale et fais quelques boutiques, nous trouvons un petit restaurant un peu à l’écart où tout le monde peut manger de délicieux burgers.

Ensuite nous ferons une petite balade digestive jusqu’à un belvédère au-dessus du village et de la vallée avant d’essayer le sport typique colombien « le Tejo » une sorte de jeu de palet où le but est d’atterrir dans une cible avec des pétards au centre d’un réceptacle en terre glaise.

Le lendemain nous irons seuls visiter l’autre village touristique du coin, Filandia qui ressemble beaucoup à Salento mais qui est plus petit et placé lui sur une colline. Le tour des rues du village seront plus sympathique car nous avons meilleur temps mais il y a plus de monde et nous auront du mal à trouver un bon endroit pour manger et nous terminerons dans un petit café à prendre un bon dessert et un café devant un magnifique paysage.

Notre meilleure expérience dans la région d’el Cafetero fut celle du trekking dans la fameuse vallée de Cocora. Cet écrin de verdure magnifique est accessible avec les fameuses jeep willis depuis la place centrale de Salento, il est préférable de partir le matin car il pleut souvent l’après-midi. La randonnée suit un cours d’eau au milieu de le vallée célèbre pour ses fameux palmiers de cire ( les plus grands du monde plus de 60 mètres ) qui est l’arbre national de la Colombie puis nous pénétrons dans une forêt très humide.

Après avoir grimpé durant une bonne heure dans la boue et sous la pluie, nous arrivons à Acaime une sorte de refuge de colibris. Nous payons l’entrée en échange d’un abri et d’une boisson chaude tout en admirant nos petits visiteurs qui se bousculent devant les distributeurs d’eau sucrée. Nous prendrons quelques photos puis nous rentrerons par le même chemin car le temps passe et la pluie redouble.

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Retour à l’école !!!

Depuis l’Equateur, c’est tout un périple d’arriver jusque Florencia en Colombie, lieu de notre prochain volontariat. De Puerto Cayo à Quito, nous en avons déjà pour 10 heures de bus. Le lendemain il nous faudra environ 7h de bus pour atteindre Tulcan à la frontière colombienne. Il faut ensuite prendre un taxi pour se rendre à l’immigration que nous avons passé très facilement pour sortir d’ Equateur et pour l’entrée en Colombie. A la frontière Colombienne, Ipiales il faut reprendre un taxi pour se rendre au terminal de bus. 7h de bus nous attendront encore avant de passer une nuit tranquille à Popayan. Enfin notre dernier jour de voyage nous a fait passer par Pitalito avant d’arriver à Florencia avec encore une journée de 8h dans le bus !

Nous sommes heureusement accueilli très chaleureusement par Carlos le directeur, sa petite amie Betty et sa fille Sophie.

Après un passage rapide au restaurant, nous arrivons à l’ AIDI (académia iberoamericana de idiomas) pour nous installer. Carlos nous explique que notre première semaine de volontariat sera tranquille car ce sont les vacances mais que nous l’aideront avec des cours personnalisés.

Pour notre premier week-end, nous partons avec Carlos chez Betty à Pitalito une ville située à une trentaine de kilomètres du parc archéologique de San Agustin. Ce site est un ensemble de plus de 300 statues de pierres représentant différents personnages d’une civilisation disparu, indiquant l’entrée de tombes.

Le parc reste encore très mystérieux car peu étudié mais ces tombes datent du I° au VIII° siècle après J.C. La visite est superbe car elle est en pleine forêt avec des sites comme la source de Lavapatas et le dernier site avec el tablon, la chaquira et la pelota qui vous donne un magnifique point de vue sur les différentes vallées aux alentours.

Nous avons également la chance de déguster un café fait dans les règles de l’art, nous faisant penser à une cérémonie du thé. Pitalito détient la tasse d’excellence du café, et en effet, nous n’oublierons pas ce goût de cacao légèrement amer et la passion du serveur nous faisant la démonstration.

Les deux dernières semaines seront plus intéressantes point de vue travail mais aussi plus fatiguante car les horaires des cours sont soit de 6h à 8h du matin puis de 14h jusqu’à 21h. Heureusement les classes sont petites avec maximum 15 élèves et les professeurs que nous accompagnons sont vraiment très sympathiques et investis dans leur travail.

Andrès, Juan Carlos et Jhon les professeurs nous demandent de ne parler qu’en anglais ou en français pour éviter que les élèves en profitent pour nous parler en espagnol. Les premières heures de cours sont un peu longues car nous avons le droit à notre lot de questions sur notre voyage, nos vies, nos hobbies etc. Nous réalisons que la relation entre les élèves et les professeurs est parfois drôle, émouvante mais toujours respectueuse. Nous aurons même l’occasion d’aller voir participer quelques uns d’entre eux à un concours de chants en anglais. Une belle cacophonie générale mais pleine de bonne humeur !

Le temps est passé très vite à l’académie et nous nous sommes vite attachés à toute cette grande famille. Nous sommes heureux de finir notre dernier volontariat dans cette bonne ambiance et maintenant place à la découverte de la Colombie !

Coquillages et crustacés mais aussi tout plein de déchets !

Grâce à notre profil « workaway » qui comporte depuis quelques temps de très bons commentaires (nous pouvons le dire nous sommes exemplaires =p ), nous avons été contacté par une américaine vivant sur la côte Manabi à Puerto Cayo pour effectuer un volontariat dans une résidence d’expatriés américains. Le travail ne semblait pas aussi intéressant que d’autres volontariats effectués auparavant mais l’emplacement idéal et les conditions sympathiques nous ont convaincu ! Seulement 3h de travail par jour et une petite maison (la casita) rien que pour nous ( indépendance quand tu nous tiens !!! ).

Mary, notre hôte américaine, nous avait prévenu de faire de grosses courses avant d’arriver car la résidence se trouve à 3 km du village le plus proche où il n’y a que des petites épiceries. Nous sommes donc arrivés encore plus chargés que d’habitude !

Mary était là pour nous accueillir et tout nous expliquer! Notre travail consistait à nettoyer la plage, entretenir le jardin et construire une glacière géante à partir d’un vieux réfrigérateur ! Rien d’extraordinaire car nous avions peu d’heures à effectuer. Ramasser les déchets de plastique (pour la plupart), les oiseaux et tortues mortes sur la plage, fut malheureusement une grosse prise de conscience de ce que l’on inflige à notre planète et aux animaux!

Dès le premier jour Mary a proposé à l’un de nous deux si l’on voulait faire des extras dans un restaurant chez les expats canadiens cette fois.

Puisqu’en Equateur la monnaie est le dollar, il y a énormément de projets en construction pour les Canadien et Américains! Ici ils peuvent avoir une maison avec vue sur la plage à des coûts très attractifs. Par exemple, le lotissement des Canadiens est déjà immense avec épicerie et quelques restaurants et sera certainement dans quelques années un village à lui tout seul!

Puisque Karen et Tom, les gérants, parlaient anglais c’est Claire qui s’y ai collé lol! Du coup Niko faisait des heures en plus au volontariat pour lui libérer du temps. Entre Karen et Tom qui étaient adorables ainsi que les clients, pour la plupart québécois et très généreux sur les pourboires, ça nous a permis de pouvoir nous remettre à flot! Sans parler des délicieuses pizzas de Tom! En bref une bonne expérience et des belles personnes de rencontrés!

Nous avions la chance d’être juste à côté du parc national Machalila qui renferme les plus belles plages d’ Equateur ainsi qu’une grand zone du littoral de la côte Manabi, mais aussi l’île de la Plata qui porte le joli surnom de « Galapagos des pauvres ». En plus nous étions dans la saison du passage des baleines aux larges des côtes de l’Equateur. On pouvait parfois en apercevoir directement de la résidence! (au loin bien sûr)

Donc premier week-end de septembre, direction Puerto Lopez, une petite ville touristique à 30 minutes de notre volontariat. Départ 9h00 du quai principale de la ville avec une grande famille équatorienne pour 1h15 de bateau jusqu’à l’île. L’océan pacifique est calme ce qui nous permet de voir un spectacle magique! Les baleines boréales viennent dans la région pour s’accoupler ou pour mettre au monde leurs progénitures avant de repartir vers l’Antartique. Nous avons donc la chance de voir de jeunes baleineaux s’en donnant à coeur joie de sauter à travers les vagues. Ensuite, nous débarquons sur ce site protégé qu’est « le galapagos des pauvres » pour faire un trek afin d’observer des oiseaux marins comme les sternes ou les frégates mais surtout les fous à pattes bleus dans des paysages à couper le souffle. Après un déjeuner rapide sur le bateau (il est interdit de manger sur l’île pour éviter la prolifération des rats) nous voyons apparaître les tortues des galapagos aux abords du bateau, puis nous partons dans une petite crique pour une séance de snorkelling avant de rentrer, avec la chance de croiser plusieurs baleines, dont un petit et sa mère à seulement 100 mètres du bateau.

Le week-end suivant, nous partons pour la partie terrestre du parc Machalila avec la plus belle plage d’Equateur « los Frailes » avec nos deux amis du volontariat précédent Pauline et Pierre. Après 30 min de bus et 20 min à pied, nous posons les yeux sur un paysage magnifique de sable fin, eaux turquoises, falaises et pélicans qui nous donnent l’impression d’être seuls au monde. Malheureusement pour rentrer à notre petite maisonnette nous devons repartir vers 3h car c’est le dernier bus, mais nous reviendrons les jours suivants pour faire le petit sentier littoral avec ses superbes vues, ses plages noires et sa baie des tortues.

Voilà qu’arrive la fin de notre séjour en Equateur après plus d’un mois au bord de la plage mais maintenant ils nous faut rejoindre la Colombie.

 

Guayaquil

Nous n’avions pas prévu de passer par la plus grande ville d’ Equateur mais pour rallier notre volontariat sur la côte Manabi de Latacunga, il était plus facile de passer par cette métropole de plus de 4 millions d’habitants. Malgré sa mauvaise réputation de ville bruyante et dangereuse, Guayaquil a su nous montrer certaines facettes touristiques vraiment sympathiques et intéressantes.

Pour cela , il nous a fallut trouver un hôtel proche du Malécon ( nom donné aux  promenades piétonnes au bord de l’eau en Amérique du sud ) ,car c’est un quartier plus « calme » et proche de toutes les attractions touristiques. Attention, nous avons eu énormément de mal à trouver un restaurant correct pas trop cher, du coup nous avons cherché plutôt de la street food pour le midi et le soir comme on avait le petit déjeuner compris dans la chambre.

Le premier jour nous avons commencé par longer le fameux Malécon vers le nord en direction du vieux quartier de Las Penas qui a vraiment un faux air de La Havane avec ses maisons colorées ou l’on arrive directement par la promenade. Tout est indiqué pour pouvoir monter les 450 marches jusqu’au sommet où nous découvrons une jolie église ainsi qu’un phare avec la vue sur la ville, le fleuve etc. Cela aurait pu être parfait car le quartier est entièrement piéton si nous n’avions pas eu une classe d’écoliers survoltés au même moment. =)

Après avoir redescendu les quelques marches ( ouf ) sous une chaleur torride, nous prenons un petit jus de fruit frais pour reprendre des forces avant de refaire le Malécon dans le sens inverse pour aller vers la  » Isla Santay ». Heureusement, deux vigiles nous expliquent qu’il est préférable de prendre un taxi pour rejoindre le pont qui enjambe le fleuve jusqu’à l’île car le quartier alentour n’est pas sûr. Nous avons faim et malheureusement à part des fast-food, il n’y a que très peu de restaurant sur la promenade et nous essayons enfin une chaîne de restaurant qui ne nous donnera pas du tout satisfaction.

Au sud du Malécon, nous prenons un taxi pour cette fameuse île qui est une réserve écologique au coeur de cette métropole gigantesque. Normalement on peut louer des vélos à l’entrée. Nous ferons l’impasse dessus car il n’y en a plus et vu l’état cela nous décourage un peu, mais dès que l’on commence à marcher sur ce pont la magie opère avec cette vue sur la ville sans avoir aucun bruit. L’ île Santay est une halte reposante dans cette ville avec ses arbres aux racines immenses, ses oiseaux, ses crabes et ses crocodiles.

Sur le chemin du retour, nous passerons au parc des iguanes juste en face de la cathédrale qui vous permet d’approcher des iguanes terrestres en liberté et très peu farouches car ils viennent voir les touristes qui les nourrissent.En plus l’entrée du parc est gratuite. Pour nous Guayaquil fut une agréable surprise contrairement à la réputation qu’on en fait.

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Au pays des volcans

En Equateur quand on parle de volcans , il y a 2 sites obligatoires à visiter: le Cotopaxi, le volcan actif le plus haut du monde, 5897m, ainsi que la lagune Quilotoa qui est à l’intérieur du cratère d’un volcan éteint.

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Pour économiser et faciliter notre accès à ses deux sites, nous avons choisi de nous loger dans la ville de Latacunga, qui située à égale distance de nos objectifs. Elle est la capitale de la province de Cotopaxi avec ses presque 60 000 habitants et propose une bonne offre de logements ainsi que plusieurs agences. Une fois de plus, nous trouvons un Airbnb pas cher et situé pas loin de la gare routière avec une chambre privée et sa salle de bain pour moins de 20 euros la nuit.

Nous arrivons l’après midi et réservons avec le fils du propriétaire une agence qui nous emmènera au parc du Cotopaxi avec un guide et son véhicule privé le lendemain. Le jour venu, nous partons visiter le parc avec une américaine qui est dans la même location que nous et une française. Après 30 minutes de trajet nous arrivons à l’entrée du parc pour nous inscrire puis c’est reparti pour 1 heure de route jusqu’au parking.

Là commence une ascension difficile jusqu’au refuge à 4864m surtout avec le temps magnifique que nous avons ( nuage, neige, vent ). Heureusement nous pouvons nous réchauffer un peu au refuge, où la température n’excède pas 7°, avec un chocolat chaud ( pas de vin chaud dommage ). Ensuite notre guide nous emmènera voir une lagune ou nous verrons des chevaux sauvages avec la vue sur le volcan qui ne nous dévoilera pas son sommet caché par les nuages… cela nous laissera sur notre faim.

Pas de perte de temps, le lendemain direction la laguna Quilotoa avec le propriétaire de notre location ainsi que notre amie américaine, et c’est parti pour une heure de route dans son petit monospace chinois. La route est longue car il y a beaucoup de montée/descente et notre conducteur conduit prudemment car il faut dire que notre carrosse n’est pas très rapide. Heureusement notre guide nous explique pleins de choses.

Première halte au bord d’un joli petit canyon assez impressionnant car très abrupte. D’ailleurs nous en profiterons pour nous habiller chaudement avant d’arriver au bord du cratère. A l’arrivée la vue est impressionnante avec ce lac qui prend des couleurs turquoise avec les rayons du soleil au cœur de ce volcan. Il est possible de faire le tour du cratère sur un chemin de crête mais il faut environ 5 heures donc nous optons pour la descente au bord du lac. La descente est agréable car cela nous protège du vent et le soleil pointe le bout de son nez! Nous croisons beaucoup de gens essoufflés et on se dit qu’on va en  » chier  » pour remonter mais ce n’est pas grave.

En bas le spectacle est magique, nous faisons une pause sur une petite plage à regarder les quelques canoës sur la lagune avec un chien errant comme compagnon éphémère et  les mules au loin qui se désaltèrent. Effectivement le retour est difficile, nous ne mettrons qu’une 1h10 min  » ouf « contre 40 min pour l’aller, un petit sandwich avec un jus de fruit et nous sommes reparti pour une heure de route mais cette fois-ci avec de belles images plein la tête.

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Otavalo et ses marchés.

Comme d’habitude après chaque volontariat, nous en profitons pour faire une période de tourisme. Par chance une des villes les plus proches de la vallée de l’Intag est Otavalo. Cette ville de 40 000 habitants située à seulement 2 heures au nord de Quito est surtout réputée pour ses marchés et son artisanat, ce qui n’empêche pas qu’il y ai plusieurs sites touristiques intéressant aux alentours.

Parlons un peu des marchés en premier : En fait il y en a tous les jours mais ils sont plus important le mercredi et le samedi, bon malheureusement (et heureusement) pour nous c’est la semaine donc moins de touristes mais marché un peu plus petit. Nous n’avons fait que celui de l’artisanat car c’est le plus intéressant si vous désirez acheter des souvenirs ou des cadeaux ( ce que nous avons bien sur fait ).Il faut dire que les indigènes de cette région, les Quichoas sont réputés dans le monde entier pour la qualité de leur tissage. Voilà pourquoi nous n’avons pas pu résister ( en plus on peut marchander sur tous les prix ).

Bon c’est bien le shopping mais nous sommes aussi venu pour visiter ! Nous demandons conseil au réceptionniste de l’hôtel qui nous recommande une cascade, un parc animalier et une lagune volcanique. Nous optons en premier pour la cascade de Peguche qui est sacrée pour les Quichuas. Le site est un parc bien organisé et touristique avec un petit marché artisanal a l’entrée ( on est à Otavalo ). L’entrée est gratuite mais il est demandé une contribution pour l’entretien du site qui comprend une forêt d’eucalyptus, une piscine naturelle, un camping, la cascade et un petit village d’exposition.

Le lendemain, nous partons à pied de l’hôtel pour monter sur les hauteurs de la ville pour aller au Parque del Condor, une sorte de zoo pour rapaces, composé uniquement d’oiseaux récupérés de trafics illégaux ou inaptes à la vie sauvage. C’est une association de protection des rapaces qui a ouvert ce site pour sensibiliser la population tout en permettant de réintroduire les petits, nés au parc. Le site est très sympathique avec une magnifique vue sur la vallée d’Otavalo, les cages sont assez grandes pour le bien-être des animaux ( Même si pour des oiseaux ça ne peut jamais être assez grand )et il y a même un spectacle avec des dresseurs d’environ 1 heure pour seulement 4 dollars.

Petite parenthèse sur le fameux Lechero, un bel arbre avec une vue sur la vallée et le lac de San Pablo mais qui ne vaut pas, pour nous, véritablement le détour à part si vous revenez du Parque del Condor.

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Jardin français, cure de jus d’orange et pitbull en détresse !

Après notre passage dans la capitale, nous avions contacté une finca sur workaway pour un volontariat afin de s’immerger dans la culture équatorienne mais aussi économiser un peu (l’équateur c’est cher!!!). Nous arrivons à Osho: centre de méditation, hôtel et ferme écologique, ça en fait du travail!!!Heureusement la doyenne Amita peut compter sur sa fille Sylvia, ses deux petits enfants Rafaela et Nicolas ainsi que son arrière petite fille Amaru 1 an (non on déconne elle faisait rien mais était trop mignonne).

A Osho, l’emploi du temps est strict donc réveil 5h45 pour commencer par une super séance de méditation (oui Osho était un gourou indien(sûrement connu des soixante-huitard) fan de méditation active et comme Amita a passé pas mal de temps en Inde, Osho c’est son grand manitou à elle) ou sinon on devait aller préparer le petit déjeuner. Bon comme Osho c’était pas trop notre délire on remplaçait les séances méditations par des séances étirements et papotages ! (Sans offense à toi Oh grand Osho ! Bon bref)

Ensuite direction le travail vers 8h, nous avions différentes activités comme cueillette d’orange, papaye ou remplissage de sac de yucca et cacahuètes sinon descendre des immenses poutres de la montagne d’à côté pour construire une cabane. Vers 10h nous avions une pause avec un petit jus de fruit frais et ensuite on repartait jusqu’à 12h30 environ pour le déjeuner. Notre après midi était libre : c’était détente à la rivière ou à la piscine puis généralement on mettait tous la main à la pâte pour préparer le repas du soir.

Grâce aux autres volontaires français Pauline et Pierre , Denis ainsi que deux tchèques Zbynek et Lenka, nous avons pu réussir à faire un joli jardin ornemental avec deux fontaines( une en bambou et l’autre en pierre ) ainsi qu’un petit ruisseau artificiel tout en pierre. Ce fut une super expérience pour nous car nous avons enfin pu voir un résultat assez net de notre travail avec une équipe très sympathique.

Nous avions également un compagnon très fidèle à nos côtés, Flaquito ! Ce pitbull est venu s’installer ici de lui même trouvant comme nous, l’endroit super sympa. Le pauvre était vraiment maigrichon quand il est arrivé (d’ou le nom de Flaquito) mais nous avons fait notre possible pour lui donner à manger tous les jours. Il y avait deux autres chiens à la ferme dont une autre pitbull qui n’aurait partagé sa gamelle pour rien au monde… Et puis finalement un jour, un monsieur d’une autre ferme est venue et il a décidé d’adopter notre super Flaquito ! En espérant qu’il vive heureux maintenant avec des grosses gamelles rien que pour lui !

Mais il n’y avait pas que le travail à Osho car grâce à Sylvia, nous avons pu avec Pauline et Pierre aller visiter la réserve écologique de Los Cedros tenu par un américain Joseph, vivant seul dans cette réserve depuis 32 ans tel un ermite( ça se ressentait d’ailleurs =)  ). C’est un lieu plutôt visité par des scientifiques que par des touristes et c’est pour cela que ça nous a fait tant de bien. Comme c’est une réserve privée , nous avions la chance d’avoir ce parc pour nous tout seul et lors d’un trek, nous avons même observer un groupe de singes araignées en pleine promenade.

Malheureusement le gouvernement équatorien se fout totalement qu’un mec ai préservé toute cette nature  et a décidé de reprendre 80% du territoire pour extraire des métaux dans une future mine !!

Bref après 3 semaines et demi, on à bien profité de ce volontariat et rencontrer des gens sympathiques mais il était temps de partir pour d’autres aventures.

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